Logement vide ou meublé : y a-t-il une incidence sur le tarif de l’assurance ?

Week-end, vacances, études, mission professionnelle, les cas sont nombreux où l'on a besoin d'une location meublée. Cette tendance visant à se généraliser en dehors d'une activité de loisir saisonnier, on est en droit de s'interroger sur la nécessité d'une assurance dédiée. Or si la loi oblige les locataires de logement vide à contractualiser, l'occupation d'un espace équipé n'est nullement soumise à pareille exigence. Il est pourtant vivement conseillé de le faire, aussi bien pour le propriétaire que pour le locataire du lieu. La question alors se pose : le fait que l'appartement soit garni a-t-il une incidence sur le prix de l'assurance ?

logement sans meuble

S'assurer : une mesure de bon sens

Si il n'y a aucune contrainte légale, il n'en demeure pas moins que les responsabilités de chacun sont engagées car le logement meublé est soumis aux même risques qu'un local vide. Responsabilité civile, dommages aux biens, sinistres courant comme l'incendie, le dégât des eaux, le vol, le bris de glace, … il convient de se protéger et de préserver autrui, celui qui vit dans nos murs, celui à qui appartiennent les murs, ceux qui vivent à proximité. En l'état, la formule « Multirisques » constitue une base adaptable avec un coût raisonnable.

Logement meublé : le jeu des extensions

Les assureurs sont bien conscients que le meublé constitue aujourd'hui une solution de vie pour une population qui n'est pas forcément en villégiature. Aussi les offres d'extension fleurissent qui s'ajoutent à la « Multirisques » initiale dans la perspective de couvrir ce type de situation. Pour les propriétaires, on trouve des produits couvrant les loyers impayés ou la vacance du logement entre deux occupations, également la garantie « propriétaire non occupant ». Pour les locataires, le choix est aussi varié avec par exemple des options « Chambre d'étudiant » ou « Villégiature » qui s'adaptent à cette précarité. Ces ajouts augmentent forcément les cotisations. Il faut donc déterminer un tarif raisonnable, et dans cette optique comparer les montants proposés.

Plusieurs facteurs de calcul

État du logement, de l'immeuble ou de la maison, étage, antécédent de sinistres, présence dans une zone à risques, … à ces facteurs habituels s'ajoute l'estimation du mobilier qui équipe la location. Si certaines sont fournies avec un ameublement assez basique, souvent récupéré ou low cost, d'autres affichent leur standing par une décoration de luxe, un matériel hifi d'excellence, de la vaisselle et du linge de belle facture, de l’électroménager de pointe, … autant de paramètres qui justifient de se garantir car en cas de problème, il faudra rembourser les dommages pour le locataire, préserver cet investissement pour le bailleur. Il semble raisonnable d'en discuter avec son conseiller afin de déterminer un accord équitable et efficace.