Assurance Bris de vitre : comment pratique-t-on l’évaluation des dégâts ?

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bris de glace

Dans ce cas, il est très rare qu’un expert soit convoqué : ces accidents sont en effet la plupart du temps mineurs contrairement par exemple aux incendies. Ils ne constituent pas automatiquement un coût de remboursement démesuré qui justifierait pareille démarche.

L’assureur ne mandatera donc un spécialiste qu’en cas de dommages vraiment conséquents supposant une indemnisation importante, une véranda totalement effondrée, plusieurs baies vitrées explosées, … Cette visite doit être préparée avec soin.

Parcourir son contrat d’Assurance Habitation

Avant tout chose il convient de consulter les termes de sa police. La clause « Bris de glace» , si elle est intégrée dans toute « multirisques habitation » digne de ce nom, est néanmoins soumise à condition.

Il faut vérifier les types de surfaces vitrées prises en compte. Si ce sont les glaces de votre vaste abri de jardin qui ont été détruites, rien ne dit qu’elles seront couvertes. Idem si c’est toute votre vaisselle qui a été réduite en miette dans la chute de votre bahut ancien.

La police ne couvre pas les déprédations consécutives à des actes volontaires ou des failles, des défauts d’entretien, des indices de vétusté. Faites le point avec votre assureur quand vous l’appelez pour l’avertir du sinistre, il saura vous orienter sur la marche à tenir.

Établir une déclaration précise

  • Votre déclaration de sinistre par lettre recommandée doit être complétée par un dossier estimant les pertes constatées.
  • Vous disposez d’un délai défini dans votre garantie pour rassembler tous les justificatifs qui en feront partie.
  • L’idée est de renseigner avec le plus de précision possible les circonstances ayant déclenché le bris de glace.
  • Photographies, garanties, factures, tickets de caisse, talons de chéquier, relevés de banque, apportez toutes les preuves possibles … Prenez soin de prendre des clichés des zones endommagées ; il faudra probablement déblayer les éclats et calfeutrer les ouvertures à des fins de sécurité.

Anticiper le rôle exact de l’expert

Ce dernier n’intervient pas forcément sur chaque cas. L’assureur le mandate notamment quand il est confronté à des indemnisations élevées. Son rôle est alors d’identifier les objets altérés ou perdus, d’en décrire la vétusté pour évaluation, de définir les causes et les conditions de l’incendie, éventuellement de préconiser des modes de conservation et de réparation.

Il peut aussi être convoqué par l’assuré lui-même pour pratiquer une contre-expertise ou par un juge si le litige a fait l’objet d’une plainte.

Participer à l’expertise

Elle intervient quand le chiffrage des dommages s’avère très élevé ou que l’assuré conteste le montant de l’indemnité proposée par l’assureur.

Quoi qu’il advienne, il convient d’être présent durant la visite de l’expert, avec le dossier de déclaration dûment rempli, pour fournir les preuves et les objets détériorés, mais aussi afin de répondre à ses questions, d’argumenter et d’exposer son propre point de vue.

Demander une contre-expertise

Elle est envisagée quand l’assureur et son client ne s’accordent pas sur une somme de remboursement. L’assuré peut alors convoquer un deuxième expert qui pratiquera sa propre évaluation. En fonction des termes de votre contrat, il vous faudra peut-être le payer de votre poche.

Si un accord n’est toujours pas arrêté, il faudra un troisième professionnel, financé à part égale par l’assureur et l’assuré pour réaliser une « procédure d’arbitrage ».

En cas de refus du rapport, le litige se réglera par voie judiciaire, après référé auprès du tribunal.


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