Protection Incendie : le détecteur de fumée

Leur mise en fonction a défrayé la chronique : depuis le 8 mars 2015, les foyers sont tenus d’être équipés de détecteurs de fumée. Avec un moyenne d’un incendie toutes les deux minutes, dont la plupart surviennent la nuit et sont d’origine domestique, l’installation du DAAF relève d’une prévention nécessaire. Reste à savoir comment s’y prendre pour optimiser son agencement de manière à se sécuriser efficacement.

Le détecteur de fumée : pourquoi ? comment ?

  • Le détecteur d’incendie a pour objectif de se déclencher quand il y a soupçon de fumées liées à un feu. Le principe est d’émettre un sifflement suffisamment puissant pour réveiller des personnes profondément endormies.
  • Il convient de ne pas confondre détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone. Même rayonnage, emballages cousins, ils sont souvent distribués par les mêmes marques mais n’ont pas la même fonction : le détecteur de monoxyde s’active quant un chauffage ou une chaudière émet ce gaz qui n’a ni couleur ni odeur mais qui est fatal.
  • Attention aux détecteurs qui font double emploi, ils sont inutiles car l’emplacement idoine n’est pas le même en fonction des utilisations.
  • Choisissez un appareil correspondant à la norme européenne et marqué CE et NF pour une exigence de sécurité accrue.
  • Il se trouve des détecteurs destinés aux personnes sourdes ; ils émettent une lumière ou une vibration puissante.
  • Méfiez-vous des bas tarifs ; un produit fiable se finance à hauteur de 10 euros. Soyez attentifs aux options, telles que le silence temporaire ou la connexion avec d’autres engins.

Pour une installation efficace

  • Selon la loi Alur de 2014, c’est désormais au propriétaire de prendre en charge la mise en place du détecteur dans les logements qu’il n’a pas encore loués ou dont le bail est signé à partir du 9 mars 2015. Le bailleur est tenu de fournir l’engin aux locataires ou d’en financer l’achat. Dans les habitations déjà occupées en amont, c’est au locataire de placer le module.
  • Il convient de vérifier la présence de cet appareil et sa validité au moment de l’état des lieux avant de s’installer dans la location.
  • Il est important de situer le détecteur vers les chambres, dans un lieu de passage type couloir. Sinon il faut le positionner en l’éloignant de la cuisine et de la salle d’eau, sources classiques de vapeur.
  • Il faut l’accrocher de manière solide et fiable, en hauteur au plus prêt du plafond, et loin des autres murs.
  • Il est vivement conseillé de placer un détecteur par étage et plusieurs dans les demeures de grande envergure.
  • On ne peut agencer ce type d’engins dans les parties communes, leur sonnerie risquerait d’attirer les habitants en dehors de chez eux vers des secteurs touchés par le sinistre.

De bonnes conditions d’entretien

  • Le détecteur fonctionnant avec des piles, il convient de vérifier régulièrement leur état et d’en changer quand cela s’impose. Comptez un an avec une pile alcaline, cinq avec une pile au lithium. Une alarme vous informera quand la charge sera vide et qu’il faudra procéder au renouvellement.
  • Attention, certains appareils sont équipés de piles valables une dizaine d’années, mais une fois vidées elles ne sont pas renouvelables, il faudra alors racheter un détecteur.
  • C’est au locataire d’assurer l’entretien du module et le changement des piles, excepté en cas de location saisonnière, de meublé, de logement de fonction où c’est le propriétaire qui s’en charge.
  • Il convient d’informer l’assureur quand l’installation est effectuée en lui adressant par exemple la facture correspondante ou une attestation.


Les meilleurs assureurs
sélectionnés pour vous :