Les assurances loyers impayés (ALI)

Les assurances loyers impayés, on en parle ?

Dans un contexte difficile de crise, le phénomène de risques aux loyers impayés s’est accentué. Les propriétaires sont parfois obligés de dépenser jusqu’à 40000 euros pour pouvoir récupérer leur loyer. Il est heureusement possible de se garantir contre cela, grâce justement, aux assurances loyers impayés.

Est-ce intéressant pour tous les propriétaires de se garantir contre ce risque ?

Nous serions presque tentés de dire oui pour tous les propriétaires bailleurs, compte tenu des difficultés que peuvent rencontrer aujourd’hui les locataires pour s’acquitter de leur loyer.

Néanmoins, nous notons un cas de figure dans lequel il est particulièrement judicieux lorsque l’on est propriétaire bailleur de souscrire une assurance loyers impayés, c’est lorsque l’on ne possède qu’un seul bien locatif et que l’on compte sur les loyers - soit pour un complément de revenu (améliorer sa retraite par exemple) soit pour rembourser le crédit immobilier ayant servi à financer cet investissement locatif.

Les GRL, GLI, c’est quoi exactement ?

Ce sont les deux grandes catégories d’assurance loyers impayés.

La GRL : Garantie des Risques Locatifs

C’est un produit chapoté par l’état et par l’action logement (ex "1% logement").

C’est une garantie très formatée parce qu’elle prévoit un socle de 3 garanties minimales pour un montant de prime de 2.5%.

Sa spécificité c’est de pouvoir assurer des locataires qui ne seraient pas assurables dans le cas des contrats assurance loyers impayés classiques ; soit parce que ces derniers ont une situation professionnelle précaire (CDD ou Intérimaire), soit parce que leur taux d’effort (le poids du loyer par rapport à leur revenu mensuels) excède 33%.

A l’heure actuelle les GRL ne sont proposées que par 3 assurances en France et par certains réseaux de courtages.

La GLI : Garantie des loyers impayés

Ici l’offre est beaucoup plus importante. Les primes oscillent entre 1,7 et 3% et les prestations, les plafonds et les prises en charge beaucoup plus étendues.

Comment choisir l’un ou l’autre ?

Nous serions tentés de dire qu’il est préférable de souscrire un contrat GLI qui est une garantie qui propose le maximum de prise en charge et le maximum de prestations annexes.

Par exemple : certains contrats GLI proposent, lorsqu’il y a eu des dégradations immobilières, la prise en charge des loyers perdus lors de la réalisation des travaux suite à cette dégradation.

Il faut toutefois être vigilant sur un point : certaines de ces assurances GLI plafonnent le loyer assurable à 2000/2300 euros (selon les assurances). Cela signifie que si le propriétaire loue un bien pour un loyer excédent ce montant de 2300 euros, il ne pourra pas l’assurer.

Cela dit, les loyers à plus de 2300 euros en France sont des cas très rares puisqu’il faut savoir que le loyer moyen en France oscille entre 600 et 700 euros par mois.

Quant au contrat GRL, même si les garanties sont moins étendues et que les prestations proposées sont moins vastes que dans les contrats GLI, cette option peut être un choix particulièrement judicieux lorsque les propriétaires bailleurs possèdent un bien dans un secteur très affecté par la crise économique. Tout simplement, par que dans ces zones-là, il peut être difficile de trouver un locataire assurable dans le cadre d’un contrat GLI. À ce moment-là, la GRL est un très bon moyen de louer son logement tout en se protégeant des impayés.

Ces assurances sont-elles chères ?

Au regard du chiffre de 40000 euros évoqué en début d’article ; non.

Comme évoqué aussi précédemment, le montant des primes oscille entre 1,7 et 3% des loyers quittancés (loyer + charges) et il est important de savoir que le montant de la prime est déductible des revenus fonciers.

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