Une décennie de hausses pour la taxe d’habitation : Pourquoi ? Comment ?

Chaque année, c’est le même refrain : la taxe d’habitation augmente. Tandis que les média relaient la nouvelle, les contribuables s’inquiètent. Mais qu’en est-il exactement de cette prétendue croissance ? Selon quelle logique s’est-elle mise en place ? Pour

quelles raisons ?

Ces problématiques ont motivé l’analyse de fond effectuée par la startup Home’n’go, spécialisée dans la recherche de logements en ligne, analyse par la suite vérifiée et diffusée par les Décodeurs qui officient sur le Monde.fr. Si les résultats obtenus trahissent une augmentation incontestable, ils permettent néanmoins d’éclairer le phénomène de nuances intéressantes.

Une hausse de 3 %

Qu’il s’agisse des bailleurs ou des locataires, la moyenne de la taxe d’habitation hexagonale a grimpé de 3,5 points de 2004 à 2013, ce qui amène le taux appliqué pour le calcul à environ 20,95 %.

Des divergences spatiales

Soulignons que cette hausse n’est pas homogène sur l’ensemble du territoire. Certaines communes ont connu une forte poussée, quand d’autres stagnent voire même régressent. Au niveau des agglomérations conséquentes, Paris se positionne ainsi en bas de l’échelle avec un taux à 13,88 % quand Nîmes affiche 40,10 %.

Une taxe foncière aggravée

Cet impôt qui concerne les propriétaires est davantage alourdi que la taxe d’habitation. En dix ans on passe d’une moyenne de 28,94 % à 36,71 en général … avec de véritables pics sur certaines communes comme Bussy Saint Georges qui fut d’ailleurs rappelée à l’ordre par la Cour des Comptes.

Une compensation pour les villes

Ces dernières ont ainsi pu bénéficier de rentrées accrues, soit une hausse de 28 à 47,5 milliards en une dizaine d’années. Cette hausse a globalement servi à compenser la réduction progressive des dotations de l’État, qui ont chuté de 12 milliards environ, le poids des personnels engagés par les communes ainsi que le contrecoup des emprunts toxiques effectués par certaines d’entre elles.

Habitassure.fr