Si le marché du crédit immobilier se porte bien cette année, comme les années précédentes, c’est avant tout grâce à la baisse des taux, qui perdure et le marché maintien des niveaux particulièrement bas, qui forcent à se poser la question de devenir propriétaire. Simplement, si les ménages avec un apport ont pu profiter de l’opération, il est difficile de trouver chaussure à son pied sans avoir un apport personnel.

L’accession à la propriété, sans apport

Emprunter implique de mettre à nu sa situation financière devant un banquier ou un conseiller financer (chez un courtier ou un établissement de crédit). Ce n’est pas évident car les études de prêts immobiliers sont longues et très souvent, il manque toujours un document pour la complétude du dossier, ce qui laisse planer le doute de la faisabilité chez l’emprunteur et occasionne parfois du stress quant à la faisabilité du projet.

L’achat d’une maison ou d’un appartement est un projet de vie, qui est difficilement finançable par ses propres moyens, sauf si vous êtes rentier ou alors que vous venez de percevoir une grosse rentrée d’argent (gain loterie, héritage, revente)…

Faire jouer son profil emprunteur

Dans le cas présent et pour les ménages sans apport, le recours au crédit immobilier s’avère plus compliqué que prévu, il faut présenter son profil emprunteur sous son meilleur jour et mettre tout en œuvre pour obtenir le financement. Cela passe par la présentation de comptes bancaires « propres » c’est-à-dire sans présence de rejets de prélèvements ou de découverts, c’est n réel point positif dans un dossier pour un prêt immobilier.

Attention, certaines banques peuvent exiger jusqu’à 12 mois de comptes bancaires, cela peut parfois être excessif, autant faire jouer la concurrence. Ensuite, l’absence d’une épargne peut se justifier, il suffit de dialoguer avec les banquiers qui doivent avant tout comprendre la situation, il faut bien évidemment montrer les points positifs (utilisation des sommes pour un autre projet, souhait de relancer l’épargne dans la nouvelle banque…).

Projet immobilier : des organismes réceptifs

Les banques ont bien compris que la plupart des ménages ayant un apport ont déjà concrétisé leur projet immobilier avec un crédit à l’habitat, ils se tournent désormais vers les ménages n’ayant pas d’apport mais une capacité d’emprunt suffisante pour pouvoir accorder un prêt immobilier sans apport. Ils ont donc ré-adapté leurs critères afin de coller avec les attentes des ménages, de nouvelles opportunités d’emprunts se présentent donc pour les foyers n’ayant pas une somme d’argent à disposition pour gonfler le montant du prêt immobilier. Il faut donc comparer les offres et sélectionner la banque qui saura accompagner l’emprunteur vers son projet d’acquisition.