Vous venez de subir un dégât des eaux et pour faire des économies, vous envisagez de faire les travaux vous-même ? C’est une bonne idée, mais il convient de faire attention aux pièges, notamment relatifs à l’indemnisation par l’assureur, qui peut vous laisser de mauvaises surprises dans certains cas.

Faire vos travaux vous-même : qu’est-ce que cela implique ?

500 000 millions. Tel est le nombre de dégâts des eaux comptabilisés chaque année en France. Ces sinistres sont de différentes natures : défaillance de l’étanchéité du toit, fuite au niveau de la plomberie, vidange de la chaudière qui s’est mal déroulée, baignoire qui déborde… Un des réflexes à avoir dans ce genre de circonstances est d’informer votre assureur en lui adressant une lettre recommandée qui décrit les dommages, explique les raisons du sinistre et qui comprend également vos coordonnées notamment votre numéro de téléphone et votre adresse.

Vous bénéficierez ainsi d’une indemnisation destinée à rembourser les travaux et éventuellement le mobilier détérioré. Mais attention, certaines clauses de contrat excluent les remboursements en cas de dégât des eaux provoqué par une condensation, de l’humidité, un défaut d’entretien ou des infiltrations via des fenêtres à l’étanchéité défaillante.

Si vous envisagez d’effectuer les réparations vous-même, sachez que les assureurs sont de plus en plus nombreux à proposer des indemnités forfaitaires qui sont calculées en fonction de la pièce endommagée par le sinistre et sa superficie. Ce remboursement va vous permettre de payer les matériaux indispensables à la réalisation des réparations. À ce titre, prenez conseil sur ce site de bricolage si vous avez besoin de connaître les techniques pour remettre en état votre maison après un tel sinistre.

Les risques de tout réparer vous-même

Soyez vigilant sur les clauses de votre contrat. Car même si certaines assurances acceptent de vous indemniser, d’autres peuvent refuser, car en faisant les travaux vous-même, vous n’êtes pas en mesure de fournir ni une facture provenant d’un professionnel ni un devis. Autre point, il arrive que l’autoconstruction se retourne contre vous plus tard.

En tant que bricoleur, vos connaissances et techniques en matière de gros œuvre ou de plomberie peuvent présenter des failles. Imaginez que votre ouvrage entraîne plus tard un autre sinistre. L’expert de votre compagnie d’assurance le considérera comme une malfaçon ou une non-conformité, ce qui ne vous ouvrira aucun droit à une indemnisation.

Alors que faire ?

S’il est question d’importants dommages, ne prenez pas de risques inutiles et contactez un professionnel pour qu’il vous établisse un devis avant de réaliser les travaux. De toute façon, vous recevrez une indemnisation qui servira à payer les prestations de votre prestataire.

Par contre, s’il s’agit de petits travaux, vous pouvez envisager de les faire vous-même. La première étape de l’ouvrage consistera à nettoyer la maison puis à procéder au séchage des murs et des sols. Pour cela, vous pouvez laisser faire le temps et attendre que les structures sèchent toutes seules. D’autres techniques existent pour les problèmes d’humidités importants comme l’usage d’un déshumidificateur ou d’une centrale d’assèchement. Vous pourrez ensuite procéder aux travaux de peinture.