L’agrandissement d’une maison peut s’avérer une opération très intéressante. Sans déménager, vous pouvez ainsi récupérer des m2 supplémentaires mais attention toutefois à respecter certaines règles. Dans le cas contraire, vous vous exposez à des déconvenues à la fois pratiques, juridiques et financières. Voici sept erreurs à éviter pour que vos travaux ne se transforment pas en cauchemar.

Mal concevoir son projet d’agrandissement

Avant de vous lancer dans la réalisation de votre extension, il est important de réfléchir à la finalité de votre projet. Pour vous aider à vous projeter dans votre futur espace, des simulations en 3 dimensions peuvent vous permettre de mieux appréhender les aspects positifs de votre réalisation mais également les côtés négatifs (mauvaise orientation, manque de luminosité, surface trop étriquée…). Vous pourrez en savoir plus sur cette page.

Ne pas respecter les codes de l’urbanisme

Avant toute modification de la surface habitable de votre logement, il est impératif de se rapprocher du service de l’urbanisme de votre ville. Les distances séparatives entre deux maisons sont fixées par le Plan d’occupation des sols (POS) et Plan local d’urbanisme (PLU). Sauf cas particuliers, le POS et le PLU respecte l’article R.111-19 du code de la construction à savoir que le mur de l’habitation doit être construit en limite de propriété ou observer un retrait d’au moins trois mètres.

Depuis le 1e mars 2012, le calcul de l’emprise au sol d’un bâtiment est essentiel pour vérifier si une extension de votre logement est autorisée. Un agrandissement compris entre 5 m2 et 40 m2 implique une déclaration préalable de travaux. Au-delà de cette superficie, un permis de construire est obligatoire. Dans le cas de travaux réalisés sans autorisation, vous vous exposez à une amende de 6 000 euros par mètre carré de surface construite sans compter le prix de la démolition.

Ne pas harmoniser l’extension avec l’existant

Gagner en surface habitable en agrandissant votre maison est une option très intéressante. Toutefois il faut s’assurer que votre projet ne dénature pas votre habitation. Une extension mal réalisée vous permettra de vivre dans un environnement plus spacieux, mais elle est susceptible de dévaloriser votre bien.

Utiliser des matériaux de mauvaise qualité

L’entrepreneur en charge des travaux d’extension est dans l’obligation de vous fournir un devis détaillé. N’hésitez pas à demander de précisions supplémentaires concernant les matériaux utilisés et les références pour être assurés d’avoir des produits performants et résistants. L’article L151-28 du Code de l’urbanisme permet d’augmenter la surface constructible de 30 % pour les bâtiments respectant des normes écologiques et environnementales définies.

Ne pas vérifier que l’agrandissement nuise à la pérennité de votre maison

Faire une surélévation de toiture est un choix judicieux pour les bâtiments localisés sur des terrains de faible superficie. Toutefois, des précautions sont de mise. Il faut respecter la hauteur maximale des constructions définie par le PLU ou le POS, mais surtout il faut s’assurer que les fondations de la maison sont suffisamment solides pour supporter le poids supplémentaire. Il est possible toutefois de minimiser l’impact de la surcharge en utilisant des matériaux légers comme le bois.

Négliger de prendre des renseignements sur l’entreprise chargée des travaux

Avant de valider un devis, il est impératif de se renseigner sur la société chargée des travaux. N’hésitez pas à demander une attestation d’assurance dommage-ouvrage. Ainsi en cas de malfaçon, vous avez un recours. De manière générale, faîtes attention aux entreprises qui vous présentent des devis très peu détaillés et n’hésitez pas à demander des références d’anciens clients.

Mal estimer le prix de l’extension

L’agrandissement d’une résidence a un coût non négligeable. Outre le prix des matériaux, il faut également prendre en compte le raccordement au circuit électrique et éventuellement et au système de chauffage. Les prix moyens sont compris dans une fourchette comprise entre 800 à 2 000 euros le m2. Vous devez tenir compte du fait que vos taxes foncières et habitations seront revues à la hausse.